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Expression écrite TCF Canada, les erreurs qui coûtent le NCLC 7

Vérifié le 1 novembre 2026

Les erreurs de l’expression écrite du TCF Canada sont de deux sortes. Les unes sont des cas que France Éducation international (FEI) cite elle-même comme pouvant faire tomber à « A1 non atteint », comme un nombre de mots hors limite, une copie, un texte appris ou une tâche non faite. Les autres abaissent la note par les critères de correction, comme un point oublié, un mauvais registre, un manque de cohésion ou la grammaire. Pour viser le NCLC 7, il faut au moins 10/20, et 9/20 correspond au NCLC 6.

Chaque erreur ci-dessous est étiquetée. « Cité par FEI » veut dire que le manuel du candidat (version de septembre 2026) la nomme. « Notre lecture » veut dire que c’est notre interprétation de ce que les critères officiels pénalisent, car FEI ne publie ni barème détaillé ni copie annotée. Le cadre général est dans le guide de l’expression écrite.

Erreur Statut
Nombre de mots hors fourchette Cité par FEI comme une tâche non faite avec le nombre de mots requis. Aucune pénalité n’est publiée pour un dépassement
Oublier un point de la consigne Notre lecture. Le hors sujet est cité par FEI
Copier les documents ou la consigne Cité par FEI
Texte appris par cœur Cité par FEI pour un texte appris. Pour les phrases toutes faites, c’est notre lecture
Mauvais registre Notre lecture. Le critère sociolinguistique est celui de FEI
Pas de paragraphes ni de connecteurs Notre lecture. Le critère de cohérence et de cohésion est celui de FEI
Erreurs d’accord et de temps Notre lecture. Le critère linguistique est celui de FEI
Ne pas finir la tâche 3 Cité par FEI comme une tâche non faite
Écrire sur le brouillon Cité par FEI

Ce que FEI cite

Selon le manuel, l’expression écrite pourrait être notée « A1 non atteint » dans l’un de ces cas. L’écriture est illisible (sur papier), une tâche n’est pas faite avec le nombre de mots requis, le texte est hors sujet, une ou plusieurs tâches ne sont pas faites, vous copiez une ou plusieurs phrases de la consigne ou d’un document, vous écrivez un texte appris par cœur, ou vous rédigez sur la feuille de brouillon. Le verbe est au conditionnel (« pourrait »), et l’application au cas par cas n’est pas publiée.

Un nombre de mots hors fourchette

Par exemple, 45 mots en tâche 1 alors que le minimum est de 60, ou 210 mots en tâche 3 alors que le maximum est de 180, parce qu’on a écrit tout ce qu’on savait.

Le manuel demande de composer aux trois tâches « en respectant le nombre de mots minimum et maximum requis », et une tâche sans le bon nombre de mots figure parmi les cas de « A1 non atteint ». FEI ne mentionne aucune pénalité précise pour un dépassement du maximum et nous n’en inventons pas, mais rien n’indique qu’on y gagne quoi que ce soit.

Visez le milieu de la fourchette, soit 80 à 110 mots en tâche 1, 125 à 145 en tâche 2 et 140 à 175 en tâche 3. Repérez combien de lignes manuscrites font 100 mots, et comptez chaque texte d’entraînement. Les limites par tâche sont rappelées sur la page nombre de mots.

Copier les documents

Cela compte surtout en tâche 3. Imaginons que le document dise « Le télétravail permet de gagner deux heures par jour en évitant les transports. » Un candidat qui copie écrit la même phrase, ou presque, avec un mot changé.

Copier une ou plusieurs phrases d’un document ou de la consigne est un cas cité par FEI. La tâche 3 demande aussi de comparer deux points de vue, et une phrase recopiée ne le fait pas. À notre lecture, le critère de développement thématique n’est pas rempli non plus.

Reformulez avec vos mots en nommant qui dit quoi. Par exemple, « Le premier auteur apprécie de ne plus perdre de temps dans les trajets. Le second craint que l’équipe se parle moins. » La page tâche 3 détaille la méthode de reformulation.

Un texte appris par cœur

Le cas typique est une introduction qui ne change jamais. « De nos jours, la société moderne est confrontée à de nombreux défis. Il est donc primordial d’en débattre. » Que le sujet soit le télétravail, les loyers ou les réseaux sociaux, la phrase reste la même.

FEI cite le texte appris par cœur, mais le manuel ne dit pas où s’arrête la phrase toute faite et où commence le texte appris. À notre lecture, un paragraphe qui irait avec n’importe quel sujet est précisément ce qu’un correcteur reconnaît, et il n’apprend rien sur le sujet donné.

Retenez des connecteurs et des constructions, pas des paragraphes. Partez du contenu du sujet, par exemple « Selon le premier document, … ».

Ne pas finir la tâche 3

Les tâches 1 et 2 peuvent facilement prendre 40 minutes, ce qui en laisse 20 pour lire deux documents et écrire 120 à 180 mots. Certains s’arrêtent à 60 mots ou n’écrivent rien.

« Une ou plusieurs tâches non faites » est un cas cité, et FEI conseille elle-même de bien réaliser les trois tâches. Fixez un minutage avant le jour de l’examen. Une suggestion qui n’est pas une règle de FEI est 10 minutes, 15 minutes, 30 minutes, puis 5 minutes de relecture. Si le temps manque, un texte 3 simple et complet vaut mieux qu’un texte 3 brillant et inachevé.

Écrire sur le brouillon

Écrire sur la feuille de brouillon est un cas cité par FEI. Une version courante consiste à rédiger toute la tâche 3 au brouillon « pour recopier ensuite », puis à manquer de temps ou à laisser le texte sur le brouillon. Sur papier, le brouillon est détruit et seul ce qui figure dans le livret est évalué.

Servez-vous du brouillon pour des idées en trois mots. Faites un plan de trois lignes, puis écrivez directement à l’endroit prévu pour la réponse.

Notre lecture de ce que les critères pénalisent

Le manuel regroupe ses critères en trois familles. Il y a le linguistique (vocabulaire, correction grammaticale, orthographe, élaboration des phrases), le pragmatique (cohérence et cohésion, développement du thème) et le sociolinguistique (adéquation à la situation). Les erreurs ci-dessous s’y rattachent. L’effet exact de chacune sur la note n’est pas publié.

Oublier un point de la consigne

La consigne demande d’informer, d’expliquer et de proposer une solution, et le texte informe, explique, puis s’arrête. FEI évalue la capacité à donner l’information demandée, donc un point manquant réduit ce que le texte démontre. Si plusieurs points ou tout le thème manquent, on glisse vers le hors sujet, que FEI cite.

Avant de rédiger, soulignez les verbes de la consigne et cochez-les un par un sur votre brouillon en trois mots.

Le mauvais registre

À une directrice, un candidat écrit « Madame, je te remercie pour ta réponse, salut ! » À une amie, le même candidat écrit « Je vous prie d’agréer mes salutations distinguées. »

C’est le critère sociolinguistique, l’adéquation du texte à la situation, et le décalage se voit tout de suite. Décidez tu ou vous en lisant le statut du destinataire, puis relisez uniquement les pronoms et les possessifs (te/vous, ton/votre).

Pas de paragraphes, pas de connecteurs

Un bloc de phrases courtes sans lien se lit comme une liste. « Je travaille à la maison. J’économise du temps. Je suis plus fatigué. Les transports sont bondés. » Le critère de cohérence et de cohésion regarde si les idées sont reliées, et sans connecteurs un texte montre des idées mais pas de raisonnement.

Comparez avec « Je travaille à la maison, donc j’économise le temps de transport. En revanche, je me sens parfois isolé. » Variez les connecteurs (de plus, mais, par conséquent, en revanche, par exemple) et séparez les paragraphes en introduction, développement et clôture.

Erreurs d’accord et de temps typiques du B1–B2

Elles gênent rarement la compréhension, mais elles s’additionnent dans le critère de correction grammaticale. Voici quatre classiques.

Phrase fautive Phrase corrigée Règle
Les photos que j’ai prise hier sont belles. Les photos que j’ai prises hier sont belles. Le participe passé s’accorde avec le COD placé avant l’auxiliaire avoir.
Si j’aurais le temps, je viendrais. Si j’avais le temps, je viendrais. Pas de conditionnel après « si », on met l’imparfait.
Il faut que je fais les courses. Il faut que je fasse les courses. « Il faut que » demande le subjonctif.
Hier, je vais au bureau et je prends le bus. Hier, je suis allé au bureau et j’ai pris le bus. Un récit au passé reste au passé du début à la fin.

Un autre piège fréquent est « Les informations que vous m’avez donné », qui doit devenir « données » selon la même règle que la première ligne.

Gardez 5 minutes de relecture et cherchez précisément ces points plutôt que de relire en général. Parcourez le texte dans cet ordre. Vérifiez les participes passés après « que », puis les temps après « si » et « il faut que », puis la cohérence des temps du récit.

Repérer ses propres erreurs

On relit mal un texte qu’on vient d’écrire, alors relisez-en un écrit il y a quelques jours. Vous pouvez aussi faire noter un texte d’entraînement sur 20 par NCLC Prep, avec la fourchette NCLC. C’est une estimation et non la note officielle, mais elle montre ce qui pèse sur le texte. Les sujets d’entraînement permettent de refaire la même tâche après correction.

Sources

  1. FEI, Manuel du candidat au TCF (version Q, septembre 2026)
  2. France Éducation international, TCF Canada