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TCF Canada tâche 3, comparer deux points de vue et donner le vôtre

Vérifié le 1 novembre 2026

La tâche 3 de l’expression écrite du TCF Canada demande un texte de 120 à 180 mots. Vous comparez deux points de vue sur un fait de société, présentés chacun dans un document, puis vous donnez et défendez votre propre opinion. La consigne indique à qui vous écrivez, par exemple un journal, un site web, un collègue ou un supérieur.

C’est la dernière des trois tâches de l’expression écrite, une épreuve collective de 60 minutes pour les trois tâches. Gardez du temps pour vous relire.

Ce que la tâche 3 évalue

Selon France Éducation international (FEI), vous écrivez un texte qui compare deux points de vue exprimés dans deux documents, puis vous donnez votre opinion sur le thème. Deux compétences sont évaluées ensemble. Il faut rendre compte de deux positions avec vos mots, puis justifier une position à vous. FEI précise aussi qu’il faut savoir reformuler.

Les correcteurs regardent trois familles de critères. Il y a la langue (vocabulaire, grammaire, orthographe, construction des phrases), la cohérence du texte (enchaînement des idées, développement du thème) et l’adaptation à la situation, c’est-à-dire un registre qui convient au lecteur indiqué.

Combien de mots, et comment les répartir

FEI indique « minimum 120 mots/maximum 180 mots ». Son manuel insiste pour que le minimum et le maximum soient respectés à chacune des trois tâches. Une tâche sans le nombre de mots demandé pourrait être classée « A1 non atteint ». Le manuel ne prévoit aucune pénalité précise en cas de dépassement du maximum, donc restez à l’intérieur de la fourchette.

Le manuel actuel (septembre 2026) ne dit pas comment répartir les mots entre les deux parties. L’ancien manuel officiel du CIEP le faisait, et la répartition ci-dessous vient de lui. Prenez-la comme un repère et non comme une règle actuelle.

Partie Rôle Mots
1 Comparer les deux documents 40–60
2 Donner et défendre votre opinion 80–120
Total visé 140–175

Un total de 140 à 175 mots vous laisse 20 mots au-dessus du minimum de 120 et 5 mots sous le maximum de 180. Le manuel n’explique pas comment les mots sont comptés. Les décomptes de cette page considèrent comme un mot tout groupe de lettres ou de chiffres entre deux espaces.

La méthode, étape par étape

  1. Lisez les deux documents. D’après l’ancien manuel, ils font environ 90 mots chacun et présentent deux points de vue sur le même thème.
  2. Notez pour chaque auteur sa position et sa raison principale. Une ligne chacun. C’est tout ce que la partie 1 contiendra.
  3. Choisissez votre position avant d’écrire. Elle peut être nuancée, mais elle doit être claire dès la première phrase de la partie 2.
  4. Trouvez deux arguments et une concession, c’est-à-dire un point où l’autre auteur a raison.
  5. Écrivez, puis comptez vos mots partie par partie, et relisez les accords, les temps et la ponctuation.

Partie 1, reformuler sans copier

Copier une ou plusieurs phrases d’un document ou de la consigne pourrait faire classer tout le texte « A1 non atteint ». FEI emploie le conditionnel, donc cela « pourrait » arriver. Changer un seul mot ne sert à rien, il faut changer le vocabulaire et la construction.

Exemple
Document « Le vendredi libre me permet de m’occuper de ma famille, de faire mes démarches et de me reposer. »
Faible (copie) Le premier auteur dit que le vendredi libre lui permet de s’occuper de sa famille, de faire ses démarches et de se reposer.
Mieux (reformulé) Le premier auteur apprécie son jour de congé supplémentaire, qui lui laisse du temps pour ses proches et pour récupérer.

La version faible change seulement les pronoms. La version reformulée garde le sens mais remplace les groupes de mots et résume, donc « famille » devient « proches » et « se reposer » devient « récupérer ».

Deux phrases suffisent pour la partie 1, une par auteur, avec sa position et sa raison principale. N’y mettez pas votre avis.

Partie 2, construire votre opinion

Étape Contenu Longueur
Position « Selon moi… », avec une nuance si besoin 1 phrase
Argument 1 Une idée, une raison, éventuellement un exemple 1 à 2 phrases
Argument 2 Une seconde idée, différente 1 à 2 phrases
Concession Un point où l’autre auteur a raison, avec « pourtant » ou « cependant » 1 phrase
Fermeture Une proposition ou une solution concrète 1 phrase

Terminez par une idée et non par une formule de politesse ni par un résumé. La dernière phrase propose quelque chose.

Connecteurs utiles

Pour Connecteurs
Présenter les documents le premier auteur / le second auteur, selon le premier texte, le premier défend l’idée que
Comparer, opposer alors que, tandis que, en revanche, contrairement à, d’un côté… de l’autre
Donner votre position selon moi, à mon avis, personnellement, je pense que
Ajouter un argument d’abord, ensuite, de plus, en outre
Concéder certes, il est vrai que, cependant, pourtant, je reconnais que
Conclure donc, c’est pourquoi, je propose que, ainsi

Variez-les. Cinq « de plus » à la suite ne prouvent pas un bon niveau, et deux ou trois connecteurs bien placés par partie suffisent.

Sujet complet et réponse modèle

Ce sujet est le nôtre, écrit dans le format de la tâche 3.

Consigne. Deux documents présentent des opinions opposées sur la semaine de quatre jours. Vous écrivez un texte pour le site de votre université. Présentez d’abord les deux points de vue avec vos propres mots, puis exposez et défendez votre opinion. (120 mots minimum, 180 mots maximum)

Document 1

Depuis que mon entreprise est passée à quatre jours de travail par semaine, je me sens beaucoup mieux. Le vendredi libre me permet de m’occuper de ma famille, de faire mes démarches et de me reposer. Je reviens le lundi avec plus d’énergie, et mes collègues disent la même chose. Les absences ont diminué dans notre équipe. Les journées sont un peu plus longues, mais je préfère cela à cinq jours serrés. Ce rythme devrait devenir la règle partout, car un salarié reposé travaille mieux.

Document 2

La semaine de quatre jours ne convient pas à tout le monde. Dans un hôpital, un magasin ou un restaurant, il faut du personnel tous les jours, et réduire le temps de présence oblige à embaucher ou à fermer plus tôt. Les clients attendent alors plus longtemps. Les journées de dix heures fatiguent aussi beaucoup, surtout les parents qui doivent aller chercher leurs enfants à l’école. Enfin, certaines petites entreprises n’ont pas les moyens de payer le même salaire pour moins de jours. Cette mesure profiterait surtout aux bureaux, pas aux autres.

Réponse modèle, partie 1

Le premier auteur est satisfait de la semaine de quatre jours. Il passe plus de temps avec ses proches, récupère mieux et revient plus énergique. Le second pense que cette formule convient mal aux métiers qui exigent du personnel chaque jour, que les longues journées fatiguent et que les petites entreprises ne peuvent pas la financer.

Réponse modèle, partie 2

Selon moi, la semaine de quatre jours est une bonne idée, mais seulement quand l’organisation du travail le permet. D’abord, un jour de repos supplémentaire améliore la santé et la motivation, ce qui profite aussi à l’employeur. Ensuite, les employés règlent leurs démarches personnelles sans quitter leur poste en pleine journée. Je reconnais pourtant que le second auteur a raison pour les hôpitaux et les commerces, où les horaires se réduisent difficilement. Je propose donc que chaque entreprise teste ce système pendant six mois avant de le généraliser. Ainsi, on pourra mesurer ses effets réels sur les équipes et sur les clients.

Nombre de mots. La partie 1 compte 56 mots, la partie 2 compte 102 mots, et le total est de 158 mots. Cela reste dans la fourchette de 120 à 180 et dans la répartition de l’ancien manuel, 40 à 60 puis 80 à 120.

À remarquer dans cette réponse.

  • La partie 1 donne une position et une raison par auteur, avec des mots nouveaux (« proches », « personnel chaque jour »), sans phrase copiée.
  • La position de la partie 2 est nette dès « Selon moi », puis nuancée par « seulement quand l’organisation du travail le permet ».
  • Deux arguments sont annoncés par « D’abord » et « Ensuite ». La concession (« le second auteur a raison pour les hôpitaux et les commerces ») montre que l’autre document a été lu.
  • La fin propose un essai de six mois au lieu de répéter l’opinion.

Ce qui fait perdre des points

  • Copier des phrases des documents ou de la consigne.
  • Rester hors sujet, par exemple parler du travail en général au lieu de la question posée.
  • Résumer un seul document, ou donner votre avis sans avoir présenté le second.
  • Sortir de la fourchette de 120 à 180 mots. FEI demande de respecter le minimum et le maximum.
  • Réciter un texte appris par cœur, qui pourrait être classé « A1 non atteint ».

S’entraîner sur des sujets de tâche 3

Quatre sujets sont proposés avec un corrigé. Ce sont Télétravail ou retour au bureau, Voiture ou transport en commun, Faut-il plafonner les loyers et Bénévolat obligatoire au secondaire.

Les autres tâches ont leur page, la tâche 1 (message, 60 à 120 mots) et la tâche 2 (article ou lettre, 120 à 150 mots). Pour la conversion des notes, voir le tableau des scores.

Sources

  1. CIEP (aujourd’hui France Éducation international), Manuel du candidat TCF Canada, ancienne édition hébergée par l’Alliance française de San Francisco
  2. France Éducation international, TCF Canada
  3. FEI, Manuel du candidat au TCF (version Q, septembre 2026)