NCLC Prep

Tâche 2 de l’expression écrite, une série de 3 sujets en 15 minutes chacun

Vérifié le 3 novembre 2026

La tâche 2 demande un texte de 120 à 150 mots, souvent un article ou une lettre, qui raconte une expérience puis donne votre avis. Avec un partage de 10, 15 et 30 minutes sur l’heure d’écrit, elle a 15 minutes. C’est assez pour un bon texte, à condition de ne pas passer 5 minutes à chercher quoi raconter.

Voici trois sujets à faire l’un après l’autre, du plus simple au plus exigeant. Les sujets et les corrigés sont les nôtres, pas ceux de FEI. Personne en dehors de FEI ne peut dire quelle note obtiendrait un texte, nos corrigés visent le niveau B2, soit le NCLC 7.

Comment faire la série

  1. Ouvrez le chrono de la tâche 2, réglé sur 15 minutes.
  2. Faites un sujet par séance. Trois récits d’affilée fatiguent plus qu’on ne le croit.
  3. Si vous n’avez jamais vécu la situation, inventez des détails plausibles. Le correcteur juge la langue et le récit, pas la vérité.
  4. Quand le chrono sonne, arrêtez-vous et notez où vous en étiez.
  5. Ensuite seulement, comptez vos mots et relisez avec la liste en bas de page.

Le partage des 15 minutes

Minutes Ce que vous faites
0 à 2 Lire la consigne, choisir le genre (article ou lettre) et le lecteur
2 à 4 Noter trois moments du récit et une idée pour l’avis
4 à 12 Écrire, le récit au passé puis l’avis au présent
12 à 15 Relire les temps du passé et les accords, compter les mots

Ce partage est le nôtre. La moitié du texte environ va au récit, l’autre moitié à l’avis. Si le récit déborde, coupez un détail plutôt que l’avis, qui fait partie de la consigne.

Sujet 1, un récit simple

Consigne. Votre quartier a organisé une journée de nettoyage du parc. Vous écrivez un article pour le journal du quartier pour raconter cette journée et dire si ce genre d’initiative est utile. (120 mots minimum, 150 mots maximum)

Le récit est facile à construire, avec l’arrivée, le travail et la fin de la journée. Le piège est un avis trop court, du genre « c’était bien ». Dites à qui cela sert et pourquoi.

Sujet 2, un article avec des conseils

Consigne. Vous écrivez un article pour le blogue d’un organisme d’aide aux nouveaux arrivants. Racontez votre première entrevue d’embauche au Canada et dites ce que vous conseilleriez aux personnes qui vont en passer une. (120 mots minimum, 150 mots maximum)

Il faut un récit au passé, puis des conseils, donc un changement de temps et de ton. Un titre aide le lecteur et montre que vous savez écrire un article.

Sujet 3, une opinion plus abstraite

Consigne. Un magazine en ligne demande à ses lecteurs de raconter une chose qu’ils ont apprise à l’âge adulte, comme conduire, nager ou jouer d’un instrument. Écrivez votre texte, puis dites s’il est plus difficile d’apprendre quand on est adulte. (120 mots minimum, 150 mots maximum)

C’est le plus exigeant. L’avis porte sur une question générale, il faut donc dépasser votre cas et comparer l’adulte et l’enfant.

Le corrigé du sujet 2

Ma première entrevue à Montréal, ce que j’aurais aimé savoir

Il y a un an, trois semaines après mon arrivée, j’ai été convoqué pour un poste de technicien dans une entreprise de logistique. J’avais préparé mon parcours en détail, mais je n’étais pas prêt pour la première question. On m’a demandé de raconter une situation où j’avais réglé un conflit dans une équipe. J’ai répondu en parlant de mes diplômes, et j’ai bien vu que ce n’était pas ce qu’on attendait. Je n’ai pas obtenu ce poste.

Avec le recul, je pense que les recruteurs d’ici s’intéressent moins aux titres qu’aux exemples concrets. C’est pourquoi je conseillerais aux nouveaux arrivants de préparer trois ou quatre histoires courtes tirées de leur expérience, avec le problème, ce qu’ils ont fait et le résultat. Deux mois plus tard, c’est grâce à cette méthode que j’ai été embauché.

144 mots, titre compris, en comptant comme mot chaque groupe de caractères entre deux espaces. C’est dans la fourchette de 120 à 150. Sans le titre, le texte en compte 134 et reste dans la fourchette.

Pourquoi cet article marque des points

FEI regroupe ses critères en trois familles, le linguistique, le pragmatique et le sociolinguistique. Le tableau relie chaque passage à l’une d’elles. C’est notre lecture, FEI ne publie pas de copie annotée.

Dans le texte Ce que cela montre
Un récit puis un paragraphe de conseils La tâche est faite. Les deux parties de la consigne ont chacune leur paragraphe
Un titre et un « je » qui s’adresse aux nouveaux arrivants Le genre et le lecteur. C’est un article de blogue, pas une lettre
j’ai été convoqué, j’avais préparé, je n’étais pas prêt L’étendue. Passé composé, plus-que-parfait et imparfait, chacun à sa place
On m’a demandé… J’ai répondu… Je n’ai pas obtenu L’organisation. Le récit avance, puis un échec qui prépare le conseil
moins aux titres qu’aux exemples concrets L’étendue. Une comparaison qui donne la leçon du récit en une phrase
Deux mois plus tard, c’est grâce à cette méthode La cohérence. La fin relie le conseil au récit au lieu de le répéter

Ce qui place ce texte au niveau visé, ce n’est pas la longueur des phrases. C’est que le récit sert l’avis, et que chaque temps du passé est à sa place.

Le corrigé du sujet 3

J’ai appris à nager à trente-quatre ans

Quand je suis arrivée à Québec, je ne savais pas nager. Dans mon village, il n’y avait ni piscine ni rivière. L’été dernier, mes enfants voulaient aller à la plage et j’avais honte de rester assise sur le sable. Je me suis donc inscrite à un cours pour adultes. Les premières semaines, j’avais peur de mettre la tête sous l’eau, alors que les enfants du cours voisin sautaient sans réfléchir. En juin, j’ai enfin traversé la piscine seule.

À mon avis, apprendre à l’âge adulte n’est pas plus difficile, c’est différent. Un enfant n’a pas peur d’avoir l’air ridicule, et c’est sa grande force. Un adulte, lui, sait pourquoi il apprend, et cette motivation l’aide à continuer quand c’est dur. Ce qui nous freine, ce n’est pas l’âge, c’est la peur du regard des autres.

142 mots, titre compris, 135 sans le titre. Les deux comptes sont dans la fourchette de 120 à 150.

Pourquoi ce texte marque des points

  • La consigne est suivie dans l’ordre. Un récit au passé, puis une réponse nette à la question posée (« n’est pas plus difficile, c’est différent »).
  • L’avis dépasse le cas personnel. Il compare l’enfant et l’adulte, ce que demande une question générale.
  • Les temps du passé sont variés. L’imparfait pour le décor et la peur (« je ne savais pas », « j’avais honte »), le passé composé pour les actions (« je me suis inscrite », « j’ai traversé »), avec l’accord au féminin.
  • La fin donne une idée, pas un résumé. « Ce n’est pas l’âge, c’est la peur du regard des autres » reprend le récit sous forme de leçon.

Relire en 3 minutes

  1. Le récit et l’avis sont tous les deux là, chacun dans son paragraphe.
  2. Les actions terminées sont au passé composé, le décor et les sentiments à l’imparfait.
  3. Les participes avec être s’accordent (je suis arrivée, elles sont parties).
  4. L’avis donne une raison, pas seulement « c’était bien ».
  5. Le texte compte entre 120 et 150 mots.

Pour une lettre corrigée, voyez la réponse modèle de la tâche 2, et pour les fautes de temps, les erreurs de la tâche 2. La série continue avec la tâche 3 en 30 minutes.

Faites corriger le texte que vous avez écrit en 15 minutes. Le correcteur relève chaque erreur et estime votre NCLC, avec un essai gratuit limité.

Sources

  1. France Éducation international, Manuel du candidat au TCF (version Q, septembre 2026)
  2. France Éducation international, exemple d’épreuve d’expression écrite du TCF tout public, Québec et Canada (PDF)
  3. IRCC, Entrée express, résultats des tests linguistiques