Banque d’idées pour la tâche 3 du TCF Canada, écrit et oral
Vérifié le 3 novembre 2026
Beaucoup de candidats cherchent un « livre d’idées » du TCF Canada, pour ne jamais manquer d’arguments à la tâche 3. L’idée est bonne, car cette tâche se gagne souvent sur les idées. Cette page est une banque de dix thèmes de société, utilisable à l’écrit comme à l’oral.
Elle est la nôtre. Neuf thèmes viennent de nos thèmes d’écrit et de nos sujets d’oral. Le dernier, le tourisme de masse, est un ajout proche de « Voyager rend-il plus ouvert aux autres ? ». FEI ne publie aucune liste de thèmes ni d’arguments. Les exemples sont plausibles mais inventés par nous, remplacez-les par ce que vous connaissez.
Pourquoi pas des textes tout faits
Un recueil de paragraphes à réciter est exactement ce que le manuel de FEI classe parmi les cas qui pourraient valoir « A1 non atteint » (ce que dit le manuel). Ici, chaque argument est une idée avec sa raison et un exemple, à réécrire avec vos mots, jamais à copier.
Comment l’utiliser
- Lisez d’abord le sujet, puis cherchez le thème. Ne partez pas d’un thème en espérant que le sujet lui ressemble.
- Choisissez votre position, prenez un ou deux arguments de ce côté, et la nuance ou un argument du côté opposé pour votre concession.
- Réécrivez chaque idée avec vos mots et remplacez l’exemple par un fait que vous connaissez. À l’oral, attendez-vous à ce que l’examinateur vous demande une précision.
- Reprenez les mots de la liste, mais pas les phrases.
Chaque thème suit le même schéma. Une position testée, deux arguments pour, deux contre (chacun avec l’idée, sa raison et un exemple), une nuance, puis des mots précis.
1. Le télétravail
Position testée. Le télétravail est une bonne chose.
Pour 1. Le télétravail fait gagner un temps précieux. Sans trajet, un employé retrouve parfois deux heures par jour pour dormir, faire du sport ou s’occuper de ses enfants. Prenons une comptable qui partait de chez elle à 7 h et qui commence maintenant sa journée à 9 h, plus reposée.
Pour 2. Il rend la vie de famille plus souple. Un parent peut accompagner son enfant chez le médecin et rattraper son travail le soir. Un père peut ainsi être présent à la sortie de l’école sans poser un jour de congé.
Contre 1. Il isole. Loin des collègues, on perd les échanges informels qui règlent un problème en deux minutes. Une nouvelle recrue met plus de temps à comprendre l’équipe quand elle n’a personne à qui poser une question à voix haute.
Contre 2. Il brouille la limite entre travail et vie privée. Le bureau est dans le salon, donc le courriel de 21 h reçoit une réponse. Un employé finit par travailler plus d’heures qu’avant, sans que personne ne le lui ait demandé.
Nuance. Le travail hybride, deux ou trois jours par semaine à la maison, garde le temps gagné et limite l’isolement.
Mots. le travail hybride, le déplacement pendulaire, la cohésion d’équipe, le droit à la déconnexion, le sentiment d’appartenance.
2. La semaine de quatre jours
Position testée. Il faut passer à la semaine de quatre jours.
Pour 1. Un jour de repos de plus réduit la fatigue. Avec trois jours de congé de suite, un salarié récupère vraiment et revient plus concentré. Imaginons une équipe de bureau où les erreurs de dossier diminuent le lundi parce que personne n’arrive épuisé.
Pour 2. Elle aide à attirer et à garder le personnel. À salaire égal, un employeur qui offre le vendredi libre devient plus attrayant que son concurrent. Une petite entreprise de logiciels, par exemple, garde plus facilement ses développeurs.
Contre 1. Elle convient mal aux métiers ouverts tous les jours. Un hôpital ou un magasin ne peut pas fermer le vendredi, donc il faut embaucher pour couvrir les horaires. La mesure profite alors aux bureaux et laisse de côté les caissiers et les infirmières.
Contre 2. Les journées plus longues fatiguent. Pour faire quarante heures en quatre jours, on travaille dix heures d’affilée. C’est difficile pour un parent qui doit chercher son enfant à la garderie avant 17 h 30.
Nuance. Une semaine de quatre jours avec des heures réduites règle le second problème, mais elle coûte plus cher à l’employeur.
Mots. le présentéisme, le taux d’absentéisme, la charge de travail, l’amplitude horaire, le roulement du personnel.
3. Les écrans et les enfants
Position testée. Un enfant de moins de 12 ans devrait pouvoir avoir son propre téléphone.
Pour 1. Un téléphone permet à l’enfant de joindre ses parents. À la sortie de l’école, il peut dire qu’il est en retard ou demander de l’aide si l’autobus ne vient pas. Un enfant dont l’autobus est annulé à cause d’une tempête peut appeler son père tout de suite.
Pour 2. Ils gardent le lien avec la famille éloignée. Un grand-père qui vit à l’autre bout du pays voit son petit-fils grandir par appel vidéo. Pour une famille immigrée, c’est souvent le seul moyen de partager le quotidien.
Contre 1. Ils abîment le sommeil. La lumière et les vidéos qui s’enchaînent retardent l’endormissement, et un enfant fatigué suit moins bien en classe. Un élève qui regarde son téléphone sous la couverture jusqu’à minuit arrive le lendemain sans concentration.
Contre 2. Les notifications pèsent sur l’enfant et ouvrent la porte au cyberharcèlement. Un enfant de dix ans peut recevoir des dizaines de messages le soir, y compris des moqueries dans le groupe de la classe, sans qu’aucun adulte ne les voie.
Nuance. Le problème vient moins de l’écran que de l’usage. Des règles claires, comme pas de téléphone dans la chambre, concilient les deux positions.
Mots. le temps d’écran, l’hygiène du sommeil, l’éducation aux médias, le sevrage, le contrôle parental.
4. Les réseaux sociaux
Position testée. Les réseaux sociaux rapprochent les gens.
Pour 1. Ils rapprochent les gens éloignés. On suit ses proches à l’étranger, on partage des photos et on réagit à leurs nouvelles tout de suite. Un étudiant venu de loin garde ainsi un contact quotidien avec sa mère malgré le décalage horaire.
Pour 2. Ils donnent accès à l’entraide et à l’information. Un groupe de quartier ou de nouveaux arrivants répond en quelques minutes à une question sur un logement ou une démarche. Une personne qui arrive dans une ville inconnue y trouve ses premiers contacts.
Contre 1. Ils rapprochent seulement en surface. On compte ses amis et ses mentions, mais on a moins de vraies conversations. Un adolescent peut avoir trois cents contacts et personne à appeler un soir difficile.
Contre 2. Ils isolent en réalité, à cause de la comparaison constante. On compare sa vie ordinaire aux photos retouchées des autres. Une adolescente qui voit ses amies en vacances se sent exclue, alors qu’elle ne sait rien de leur vraie semaine.
Nuance. Les réseaux ne sont ni bons ni mauvais en eux-mêmes. Ils rapprochent surtout ceux qui vérifient leurs sources et limitent leur temps de connexion.
Mots. la désinformation, la bulle de filtres, le cyberharcèlement, l’image de soi, le lien social.
5. La voiture en ville
Position testée. Il faut interdire les voitures dans le centre des villes.
Pour 1. Elle pollue et fait du bruit. Les moteurs rejettent des particules fines qui touchent surtout les enfants et les personnes fragiles. Une rue piétonne apaise un quartier, comme une place où les terrasses ont remplacé le stationnement.
Pour 2. Elle prend beaucoup de place pour peu de personnes. Une voiture transporte souvent une seule personne, alors qu’un autobus ou un vélo libère l’espace pour des arbres ou des commerces. Sur une avenue à l’heure de pointe, une voie réservée aux autobus fait passer bien plus de monde qu’une voie de voitures presque vides.
Contre 1. Elle reste indispensable pour certaines personnes. Une personne âgée ou handicapée ne peut pas toujours marcher jusqu’à l’arrêt ni attendre trente minutes dehors en hiver. Interdire la voiture au centre la priverait de ses rendez-vous médicaux.
Contre 2. Elle sert aux métiers et aux livraisons du centre. Un plombier ou un livreur ne peut pas travailler avec tout son matériel dans l’autobus, et un commerce sans livraison finit par fermer. Des parents venus des quartiers éloignés déposer leurs enfants dans une école du centre ont aussi besoin d’y accéder.
Nuance. On peut limiter la voiture sans l’interdire, avec un stationnement cher au centre, des transports fréquents et des exceptions pour les personnes à mobilité réduite.
Mots. la piétonnisation, les particules fines, le transport collectif, l’aménagement urbain, la congestion routière.
6. Vivre à la ville ou à la campagne
Position testée. Il vaut mieux vivre à la campagne qu’en ville.
Pour 1. La campagne offre un logement plus abordable et plus grand. Pour le prix d’un petit appartement en ville, une famille peut acheter une maison avec un jardin. Un couple avec deux enfants gagne ainsi de la place sans s’endetter sur trente ans.
Pour 2. Elle apporte le calme et une communauté soudée. On connaît ses voisins, les enfants jouent dehors et chacun se rend service. Dans un village, quand quelqu’un tombe malade, les voisins déposent des repas sans qu’on le demande.
Contre 1. En ville, les emplois et les services sont tout près. Hôpitaux, universités, bibliothèques et employeurs se trouvent à quelques stations de métro. Un jeune diplômé y trouve plus vite un premier emploi qu’à deux heures de route.
Contre 2. À la campagne, tout dépend de la voiture. Pour voir un médecin, faire des courses ou aller à l’école secondaire, il faut rouler longtemps. Une personne qui ne peut plus conduire se retrouve vite isolée.
Nuance. Le choix dépend de l’étape de la vie. Beaucoup préfèrent la ville à vingt ans et la campagne avec de jeunes enfants, et le télétravail facilite ce passage.
Mots. l’étalement urbain, la désertification médicale, le tissu associatif, la dépendance à l’automobile, le cadre de vie.
7. La consommation et la seconde main
Position testée. Acheter d’occasion est préférable à acheter neuf.
Pour 1. La seconde main réduit le gaspillage. Un objet réutilisé évite la fabrication d’un objet neuf, avec l’eau, l’énergie et les matières qu’elle demande. Un manteau d’hiver acheté en friperie sert encore plusieurs saisons au lieu de finir à la poubelle.
Pour 2. Elle aide le budget. Meubles et vêtements d’occasion coûtent souvent bien moins cher que le neuf. Un étudiant arrivé en septembre meuble son studio pour quelques centaines de dollars grâce aux dons de son quartier.
Contre 1. La qualité et la garantie sont incertaines. Un appareil acheté d’occasion tombe parfois en panne la semaine suivante, sans recours auprès d’un vendeur particulier. Une machine à laver trouvée sur une petite annonce peut coûter plus cher en réparations que le neuf.
Contre 2. Certains produits doivent être neufs pour la sécurité. Un casque de vélo qui a déjà subi un choc, ou un siège d’auto pour enfant dont on ignore l’histoire, peut ne plus protéger. Quelques dizaines de dollars économisés ne valent pas ce risque.
Nuance. La seconde main marche très bien pour les meubles, les vêtements et les livres, beaucoup moins pour les objets de sécurité ou très techniques.
Mots. le réemploi, l’obsolescence programmée, l’économie circulaire, la garantie légale, la friperie.
8. Le bénévolat obligatoire à l’école
Position testée. Le bénévolat devrait être obligatoire au secondaire.
Pour 1. Il fait découvrir des réalités que les élèves ne connaissent pas. Servir des repas ou accompagner des aînés change le regard d’un adolescent sur la pauvreté et l’isolement. Un élève qui passe vingt heures à la banque alimentaire comprend mieux ce que coûte une épicerie.
Pour 2. Il donne l’habitude de s’engager. Beaucoup de jeunes n’iraient jamais seuls vers une association, mais l’école leur ouvre la porte, et certains continuent ensuite par choix. Un élève peut rencontrer par obligation une cause qu’il défendra plus tard.
Contre 1. Une obligation enlève le sens du don. Un bénévole est quelqu’un qui choisit, alors qu’un élève qui fait ses heures pour valider son diplôme risque de compter les minutes. Dans une association, un jeune absent d’esprit aide moins qu’il ne dérange.
Contre 2. Elle pèse sur les élèves qui ont déjà peu de temps. Certains travaillent après les cours ou gardent leurs petits frères. Pour eux, vingt heures de plus sont une vraie charge, et la mesure leur paraîtra injuste.
Nuance. Un compromis est un projet encouragé et reconnu, par exemple par des crédits, sans qu’un refus entraîne un échec.
Mots. le service communautaire, l’engagement citoyen, la contrainte, le bénévolat de façade, la reconnaissance.
9. Des études universitaires gratuites
Position testée. Les études universitaires devraient être gratuites.
Pour 1. Elles donnent les mêmes chances à tous. Quand les frais disparaissent, un jeune de famille modeste n’a pas à renoncer à ses études ni à choisir une filière courte pour des raisons d’argent. La fille d’un ouvrier peut ainsi viser la médecine.
Pour 2. Elles évitent l’endettement. Beaucoup d’étudiants commencent leur vie active avec une dette à rembourser pendant des années, ce qui retarde l’achat d’un logement ou la naissance d’un enfant. Une diplômée qui sort avec une grosse dette accepte souvent le premier emploi venu plutôt que celui qui lui convient.
Contre 1. Elles sont payées par tous les contribuables. Des gens qui n’ont pas fait d’études financent celles des autres. Un ouvrier peut trouver injuste de payer, par ses impôts, la formation d’un futur avocat bien rémunéré.
Contre 2. La qualité peut baisser si les moyens manquent. Sans frais, l’université doit être financée autrement, et si l’État ne suit pas, les classes grossissent et les laboratoires vieillissent. Un étudiant se retrouve alors dans un cours de trois cents personnes.
Nuance. Un compromis est de garder des frais bas et d’offrir des bourses à ceux qui en ont besoin, ce qui protège l’accès et le financement.
Mots. les frais de scolarité, l’endettement étudiant, l’égalité des chances, le financement public, la bourse d’études.
10. Le tourisme de masse
Position testée. Le tourisme de masse fait plus de mal que de bien.
Pour 1. Il abîme les sites et gêne les habitants. Un centre historique envahi de visiteurs devient bruyant et cher, et les habitants le quittent. Les locations de courte durée font monter les loyers, et un employé local ne trouve plus à se loger près de son travail.
Pour 2. Il pèse sur le climat. Les voyages en avion, surtout pour de courts séjours, émettent beaucoup de gaz à effet de serre. Un week-end à l’autre bout du continent pollue bien plus que des vacances à proximité.
Contre 1. Il crée des emplois et des revenus. Hôtels, restaurants, guides et commerçants vivent de la saison touristique, et dans certaines régions c’est la première source de travail. Un village de pêcheurs peut survivre grâce aux visiteurs de l’été.
Contre 2. Il fait connaître d’autres cultures. Un voyageur qui goûte une cuisine locale et rencontre des habitants comprend mieux le monde, et une région fière de son patrimoine le protège davantage. Un musée financé par les billets reste ouvert aux habitants aussi.
Nuance. On peut répartir les visiteurs sur toute l’année et sur plus de sites, avec des quotas aux endroits fragiles et des séjours plus longs.
Mots. la surfréquentation, la saisonnalité, la location de courte durée, le patrimoine, l’empreinte carbone.
Un exemple complet, la partie 2 d’une tâche 3
Sujet inventé par nous. Deux documents opposent le télétravail à la présence au bureau, et le second auteur insiste sur l’isolement. Voici une partie 2 construite avec deux idées du thème 1, redites avec d’autres phrases que celles de la banque.
À mon avis, le télétravail est avantageux, pourvu qu’il ne soit pas total. Le premier atout, c’est le temps. Quand on ne passe plus des heures dans les transports, on le consacre à ce qui compte. Ainsi, mon voisin Karim, technicien en informatique, prépare maintenant le souper avant que ses enfants rentrent de l’école. Cependant, je reconnais que le second auteur a raison à propos de la solitude, car une équipe qui discute à voix haute devant la machine à café trouve parfois une solution plus vite qu’avec dix courriels. Ma proposition est donc de travailler à distance quelques jours par semaine seulement.
103 mots, dans la fourchette de 80 à 120 de la partie 2 (trame de l’écrit). Voici d’où vient chaque idée.
- Position. Elle vient de la nuance du thème 1, le télétravail partiel, et non d’un argument.
- Argument. « Pour 1 », le temps gagné, avec un exemple à nous (un voisin qui prépare le souper) à la place de celui de la banque.
- Concession. « Contre 1 », l’isolement, avec un nouvel exemple (la machine à café) et attribué au second auteur du sujet.
- Proposition. La nuance, le travail hybride, devient une proposition concrète.
Le texte n’est pas copié de la banque. Les idées sont les mêmes, les phrases ont changé. Le sujet du jour décide toujours de ce qu’on garde.
Et ensuite
Tirez un sujet, prenez deux idées, écrivez la partie 2 en 80 à 120 mots avec vos mots et un exemple à vous. Pour les connecteurs, voyez les connecteurs logiques, et pour le vocabulaire par thème, la page vocabulaire.
Faites corriger ce texte. Le correcteur relève chaque erreur et estime votre NCLC, avec un essai gratuit limité. Il note l’écrit seulement, pas l’oral, mais les idées travaillées ici servent aux deux.
Sources
- France Éducation international, Manuel du candidat au TCF (version Q, septembre 2026)
- France Éducation international, exemple d’épreuve d’expression orale du TCF tout public, Québec et Canada (PDF)
- France Éducation international, exemple d’épreuve d’expression écrite du TCF tout public, Québec et Canada (PDF)